Carnet de Kilwa
Suivre les routes invisibles
J’ai découvert Kilwa au détour d’une conversation à Dar es Salaam.
Une cité oubliée, presque inaccessible, sur la côte de l’océan Indien.
Un nom à peine prononcé, et déjà chargé d’histoires.
Un lieu admiré des voyageurs - dont Ibn Battuta -, évoqué dans les chroniques de Kilwa et les récits archéologiques, à l’époque où la cité rayonnait sur la côte swahilie et dans tout l’océan Indien.
Kilwa s’est imposée. Entre les rives de l’océan, les ruines d’un palais, un caravansérail, des lieux de prière, les vents de mousson, quelque chose s’est ouvert. Un espace d’écriture, de recherche, de fiction.
Kilwa est un roman. Mais ce n’est pas seulement un roman. C’est une tentative de suivre des traces : celles des routes anciennes, des savoirs oubliés, des mondes qui se sont croisés avant de se défaire. À travers une femme érudite, conseillère du ciel du sultan au XVe siècle, et une humanitaire dans une ville en crise - Nairobi, en 2045 - six siècles plus tard, deux voix se répondent. Elles interrogent un même basculement.
Ce carnet rassemble :
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des fragments du récit
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des notes d’écriture
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des dessins
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des lieux
Autant de manières d’approcher ce qui ne se laisse pas saisir directement.
Entre kaskazi et kusi, les vents continuent de tracer des routes. Reste à savoir si nous savons encore les lire.




